Tenue au gel et ventilation

Un article de TerraWiCotta.

Il convient de rappeler que pour qu’il y ait un cycle de gel critique, il faut un aller et retour de température autour de -4°C, combiné à la saturation en eau de la tuile. On a vu les facteurs matériaux importants : faible porosité, taux de saturation inférieur à 75%, porosité avec de gros pores, faible mouillage. Sous l’aspect complémentaire de la mise en œuvre, tout ce qui peut limiter le temps où la tuile est saturée pendant l’hiver limitera aussi le risque de gel. En particulier, il est important que la tuile soit bien ventilée sur la face cachée par un vide de ventilation, car elle sèchera alors par les deux faces. L’air des vides de ventilation n’est pas statique : il est d’abord mis en mouvement par le vent extérieur. Le mouvement est alors ascendant, descendant ou partiellement latéral selon son orientation. Il est aussi mis en mouvement par les différences de température entre l’air extérieur et l’air du vide, chauffé par le soleil ou par les pertes thermiques de la maison. La vitesse du vent ascendant créé est proportionnelle à la différence de température, au carré de l’espace de ventilation et fonction croissante de la pente. Ainsi une différence de 1°C dans un espace de 4cm sur un toit de pente à 40° produit une vitesse de vent de 0.1m/s . En pratique, on mesure souvent des différences de 1 à 2°C pour des pans faiblement ensoleillés et de plus de 3°C pour les pans plus ensoleillés. On peut donc espérer en pratique des vitesses d’air comprises entre 0.1 et 0.3m/s.