Propriétés demandées aux tuiles
Un article de TerraWiCotta.
Les propriétés demandées aux tuiles dans la toiture sont nombreuses :
- l’imperméabilité et la résistance au gel dont on a déjà parlé en détail en examinant les propriétés du tesson ;
- l’étanchéité à la pluie : ici, on se réfère aux fuites qui pourraient se produire aux joints et recouvrements de la toiture. Cette étanchéité dépend de la tuile, mais aussi de la toiture et du site ; une prochaine section y sera aussi consacrée ;
- la tenue au vent : cette tenue dépend de la tuile, de sa fixation mais aussi de la toiture et du site ; une section y est aussi consacrée;
- la facilité de pose : la facilité de pose est liée à la reproductibilité et aux tolérances des dimensions et à la régularité, la rectitude et la planéité des fabrications (les tuiles gauches ou aux cotes variables s’emboîtent mal), au type et à la taille des tuiles ainsi qu'à leur poids, limité pour une manipulation aisée par le couvreur. L’existence et l’utilisation d’accessoires adaptés facilitent aussi le travail et améliorent la fiabilité du résultat final.
- le faible coût : le coût de la toiture inclut le prix des tuiles, celui des autres matériaux (liteaux, crochets, clous, bandes métalliques, closoirs, noues, mortier, joint adhésif…), et celui de la main-d’œuvre de la pose (préparation de la charpente, liteaunage, réalisation de points singuliers, pose des tuiles proprement dite) ;
- les propriétés mécaniques de la tuile qui permettent au couvreur de travailler sur la toiture et de l’entretenir sans danger. On la caractérise par la résistance à la rupture en flexion. La résistance à la flexion est fonction des propriétés du tesson et de la géométrie de la tuile, en particulier son moment d’inertie. Une tuile fortement galbée en argile calcaire a toujours une charge à la flexion plus élevée. La norme impose une charge minimale de flexion. Cette charge est fonction du type de tuile, suivant le transfert de charge supposé entre les tuiles et les modalités du test (selon EN 538, l’écart des points d’application de la charge est qénéralement des 2/3 de la distance entre le tenon et l’autre bord de la tuile). On exige moins des tuiles plates qui ont un fort recouvrement et sur lesquelles on marche moins à cause de la pente.
- l'aspect esthétique : la surface du toit est une partie importante de la surface visible d’un bâtiment, surtout pour une maison individuelle dont il peut représenter la moitié. Un beau toit est une source importante d’embellissement de la maison. L’aspect esthétique est donné, entre autres, par le type et la taille des tuiles, leur couleur et l’aspect de surface. On trouve de nombreuses couleurs en teinte unie ou nuancée: jaune, rose, rouge, brun, ocre, gris, noir, bleu, vert… qui sont proposées avec des finitions naturelles, engobées, sablées, émaillées, fumées, flammées, vieillies… Les fabricants développent les aspects esthétiques des tuiles en créant de nouvelles couleurs, de nouvelles finitions et en développant aussi de nouvelles modénatures (exemple, la tuile diamant de Imerys présentant différentes facettes sur la surface), de nouvelles formes (exemple la tuile Z de Terréal, en forme de losange).
La tuile ne doit pas avoir de défauts qui nuisent à l’esthétique, quand elle est examinée à une distance réaliste de l’emploi en toiture. Dans la norme, on ne considère donc pas comme défaut certaines particularités de surface : les plis de terre, les griffures, éraflures et les traces de friction dues au transport, les trésaillures, les stratifications, les variations légères de nuance, les efflorescences, etc. Par contre, les cassures, fêlures, fissures, perte de tenons ne sont pas acceptés.
