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Q/R Règles parasismiques

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Questions / Réponses sur les règles parasismiques

1. Quels sont les textes de référence des règles parasismiques pour les pierres attachées ?

Depuis 2010, les règles parasismiques ont évolué. Une nouvelle carte du zonage sismique et de nouveaux textes sont apparus. Parmi ceux-là, il existe un guide rédigé par la DHUP visant les Ensembles Non Structuraux (ENS), dont font partie les pierres attachées.

Vous pouvez télécharger librement ce guide ici.

Il rappelle les principales exigences à respecter et les explicitent, sans pour autant rentrer dans les détails spécifiques aux différents ENS.

Un document complémentaire est en cours d’élaboration et visera spécifiquement les pierres attachées en zone sismique. Il est rédigé par un groupe de travail issu de la commission de normalisation P65A, chargé notamment de la révision du DTU 55.2.

 

2.  Que faut-il vérifier dans le choix du système de fixation en zone sismique ?

Les règles de pose traditionnelles des pierres attachées font l’objet du DTU 55.2. Ce DTU ne traite pas de la pose en zone sismique. Ce qui signifie que pour être utilisé le système de fixation doit faire l’objet d’un ATex, ou que son emploi en zone sismique est autorisé dans son ATec s’il existe.

Le fabricant sera votre meilleur interlocuteur pour vous renseigner sur l’aptitude de son système à résister aux efforts sismiques.

 

3. Quelles sont les recommandations d’usage pour poser un revêtement de pierres attachées en zone sismique ?

Une fois trouvé votre système de fixations compatible en zone sismique, il vous faudra respecter encore 3 dispositions :

      les joints entre les pierres doivent être laissés vides,

      les joints entre les pierres doivent être d’une épaisseur
         suffisante pour que ces  dernières ne s’entrechoquent pas
         sous l’effet de l’action sismique,

      -  et le système de fixation doit être placé dans les chants
          horizontaux des pierres.

Des essais au CSTB ont montré que la plupart des systèmes traditionnels décrit dans le DTU 55.2 ne résistaient qu’à des efforts sismiques faibles. En zone sismique, les pattes de fixation devront donc être renforcées.

Rappelons qu’il existe également des systèmes avec des ossatures secondaires pour la fixation des pierres, dont leur utilisation en zone sismique ont pour certains déjà été validée en zone sismique.

 

4. Comment savoir si une pierre peut être utilisée pour un revêtement de pierres attachées en zone sismique ?

L’effort sismique introduit pour la pierre un effort comparable à celui de la pression due au vent. Cela signifie que les plaques de pierre du revêtement devront être vérifiées à la flexion sous l’effet d’un séisme. La résistance aux ergots devra être également vérifiée, de la même façon que pour le vent.

En règle générale, l’effort sismique est inférieur à l’effort dû à la pression de vent. Les exigences sur les caractéristiques mécaniques de la pierre devraient donc être peu modifiées. Mais cela n’exempte évidemment pas de réaliser un calcul de vérification, qui sera de toute façon demandé.

Le CTMNC est en train de mettre au point un logiciel de dimensionnement des plaques de pierre d’un revêtement en pierre attachée, sous l’effet du vent et sous l’effet d’un séisme, appelé « RocVent ». Il sera librement téléchargeable sur ce site Web.

 

5. Quels sont les textes de référence des règles parasismiques pour la maçonnerie ?

Pour la construction des maisons individuelles, on peut citer le guide de la Construction Parasismique des Maisons Individuelles (ou guide CPMI), bientôt publié par la DHUP, qui traitera de manière simplifiée des règles parasismiques relative à ce type d’habitation.

Pour les autres types de bâtiment dits à « risque normal », l’arrêté de 2010 précise qu’à la date du 1er janvier 2014, la norme EN 1998-1 (ou Eurocode 8-1) accompagnée de son annexe nationale devienne le texte de référence pour les constructions neuves en zone sismique. Le chapitre 9 du document détaille les dispositions à adopter pour les maçonneries.

 

6. En zone sismique, dans le cas des constructions en pierre massive, est-il nécessaire de prévoir des chainages verticaux et horizontaux ? En quelle quantité ?

Trois types de construction en pierre massive sont autorisés en zone sismique :

      o  Les maçonneries avec des chainages horizontaux, sans chainages verticaux, et sans justifications de la tenue au séisme.

Ces maçonneries sont possibles sous plusieurs conditions :

      La hauteur de la construction n’excède pas 6 m à la sablière,

     Les murs en pierre massive ont une épaisseur minimale
de 35 cm,

     Le projet se situe en zone de sismicité faible (zone 2).

Ces conditions permettent, par exemple, de construire un collège en pierre massive de la même façon que le même projet hors zone sismique (sous réserve qu’il remplisse les conditions énoncées ci-avant).

      o  Les maçonneries avec des chainages horizontaux, sans chaînages verticaux, mais avec justifications à la tenue au séisme.

Ces justifications sont à mener conformément à la norme NF EN 1998-1. Là-aussi, ce type de construction est possible sous certaines conditions (cependant moins contraignantes que pour les maçonneries précédentes) :

      Les murs en pierre massive ont une épaisseur minimale
de 35 cm,

     L’accélération sismique sur site est inférieure à 2,0 m/s². Cela correspond à une maison d’habitation en zone 3 sur un sol de classe E, ou un collège en zone 3 sur un sol de classe C.

      o  Les maçonneries avec des chainages verticaux.

Ces maçonneries sont valables quelles que soient les conditions de forme du bâtiment ou d’épaisseur des murs. Notons qu’il existe une démarche simplifiée des justifications pour les « bâtiments simples de maçonnerie », comme les maisons individuelles.

Pour celles-ci, il suffit de respecter une aire minimale de murs de contreventement pour justifier la tenue au séisme. Vis-à-vis des chaînages, il faut prévoir :

     -  Chainages horizontaux : à tous les étages ou tous les 4 m,

     -  Chainages verticaux : à tous les bords libres, autour des ouvertures > 1,5 m², tous les 5 m, et à chaque intersection de murs (s’il n’y a déjà pas un autre chainage vertical à moins de 1,5 m).

Les chainages horizontaux sont dans tous les cas présents à tous les étages ou tous les 4 m de hauteur. En fonction de la localisation et des caractéristiques du projet, il faut se rattacher à l’un de ces 3 types de maçonnerie afin de connaître les exigences en termes de chaînage vertical.